Cichlidés du Lac Malawi

Pseudotropheus lanisticola

Pseudotropheus lanisticola Burgess, 1976

Je vais vous présenter l’un de mes Cichlidés favoris du lac Malawi. Il me fait littéralement craquer, bien que certains ne lui trouve rien d’extra.

Synonymes

  • Maylandia lanisticola (Burgess, 1976)
  • Metriaclima lanisticola (Burgess, 1976)
  • Pseudotropheus pursus Stauffer 1991
  • Metriaclima pursum (Stauffer 1991)
  • Maylandia pursus (Stauffer 1991)
Pseudotropheus lanisticola, variété de Ngara (Club aquariophile de Vernon, juin 2004)
Pseudotropheus lanisticola, variété de Ngara (Club aquariophile de Vernon, juin 2004)

L’espèce

Pseudotropheus lanisticola est un Mbuna,  principalement sabulicole avec des tendances conchilicoles.

Sa longueur varie, en fonction des populations, de 8 cm à 13 cm, les plus grands spécimens étant rencontrés dans le sud du lac.
Ce qui les plus marquant chez cette espèce, c’est sa forme assez trapue qui fait son charme.

Son patron mélanique est de couleur brune, plus ou moins claire, avec 6 à 7 barres verticales plus où moins marquées. Son corps présente en fonction de l’éclairement, des reflets bleutés.

Les femelles diffèrent des mâles par leur taille plus petite. Les mâles possèdent 3 à 6 ocelles sur la nageoire anale.

La variété de N’gara, que je maintiens et reproduit est caractérisée par une large bande noire sur les nageoires anale et dorsale, ainsi que sur les pelviennes. La nageoires caudale présentent également deux bandes noires bien marquée, l’une en partie supérieure et l’autre en partie inférieure, avec entre celle-ci, des vermiculures bleutées.

Distribution et habitat

L’aire de répartition de Pseudotropheus lanisticola s’étend à presque tout le lac, ainsi que dans le lac Malombe, à l’extrème sud du lac Malawi. Il est rencontré principalement dans l’habitat sablonneux, à proximité de coquilles vides de Lanistes, principalement de l’espèce nyassanus, dans lesquels il trouve refuge et qu’il défend énergiquement, comme territoire. On le rencontre également dans l’habitat intermédiaire, mais rarement dans l’habitat rocheux. S’il ne dispose pas de coquille, il prend généralement un rocher pour territoire.

Pseudotropheus lanisticola, in situ à Ngara
Pseudotropheus lanisticola, in situ à Ngara

Alimentation

Dans son milieu naturel il fouille dans le sable à la recherche de diatomées et d’invertébrés, qu’il filtre de la vase au travers ses ouïes. Il consomme également des algues qu’il broute sur les rochers, avec les animalcules qu’elles abritent
En aquarium, son alimentation sera variée et portera principalement sur des artémias, krill et autres crustacés planctoniques, accompagnés de verdure (épinards hachés, algues…), bien que les aliments en paillettes et en granulés soient bien acceptés.

Comportement et maintenance

Pseudotropheus lanisticola est un Mbunas calme qui peut être maintenu sans problèmes avec d’autres cihlidés au même tempérament, y compris des Aulonocara. Leur comportement intraspécifique est par contre plus violent, les mâles défendent énergiquement leur territoire. J’ai pu constater cette défense de territoire au niveau d’une coquille de Laniste, chez des jeunes âgés de 3 semaines. En aquarium, on évitera la cohabitation de plusieurs mâles, les prises de bec entre ceux-ci étant très fréquente.
Les individus trop grands, pour occuper les coquilles, ont tendances à s’implanter à proximité d’un rocher.

Un bac de 200 litres est un minimum pour cette espèce, agrémenter de quelques roches, dont un amas offrira des cachettes aux jeunes et aux femelles. L’aquarium devra également comporter une belle plage de sable fin sur laquelle plusieurs coquilles de gastéropode de dimensions adaptées trouveront leur place, avec de préférence des coquilles de Lanistes (parfois disponibles chez Abysse). C’est un vrai régal de pouvoir observer le comportement de cette espèce en présence de coquilles vides.

De tendance polygame, il est préférable de faire cohabiter un mâle avec plusieurs femelles, même si un couple seul ne pose pas de problèmes.

Pseudotropheus lanisticola, dans une coquille de Lanistes (Chez moi, janvier 2001)
Pseudotropheus lanisticola, dans une coquille de Lanistes (Chez moi, janvier 2001)

Reproduction

Incubation buccale de type maternelle ovophile.
L’incubation semble plus courte, avec une durée de 17 jours en moyenne, contre 21 jours pour les autres Cichlidés endémiques du lac. L’espèce ne semble pas très prolifiques. Les reproduction que j’ai pu réaliser on toujours compte entre 3 et 6 jeunes. Lors de ces reproduction, la femelle continuait de s’alimenter normalement, ce qui ne facilitait pas l’observation d’une éventuelle incubation et ce qui peux expliquer également le nombre peu élevé d’alevins.

Pseudotropheus lanisticola,, femelle en incubation (Chez moi, mars 2005)
Pseudotropheus lanisticola, femelle en incubation (Chez moi, mars 2005)

Bibliographie

  • Ad Konings – Les Cichlidés du Malawi dans leur milieu naturel – 3ème édition – Cichlid Press
  • L. Lamoureux – Pseudotropheus livingstonii (Boulenger, 1899) – RFC n°82, octobre 88
  • W. Deproost –Pseudotropheus livingstonii (Boulenger, 1899) – RFC n°43, p 20, novembre 1984

Autres ressources sur le web

Pseudotropheus lanisticola, variété de Ngara (Chez moi, novembre 2004)
Pseudotropheus lanisticola, variété de Ngara (Chez moi, novembre 2004)