Musée de l’Orangerie
Situé dans le jardin des Tuileries, dans le 1er arrondissement de Paris, le musée de l’Orangerie se consacre à la peinture impressionniste et postimpressionniste. Il fait partie de l’ensemble musée d’Orsay et accueille chaque année plus d’un million de visiteurs, venus voir en particulier le célèbre cycle des Nymphéas de Claude Monet. C’est justement notre année dans l’univers de Claude Monet, qui nous amène à visiter ce musée, le 18 juin 2026.
Le bâtiment a une histoire singulière. Sa construction date de 1852, conduite pat l’architecte Firmin Bourgeois, pour abriter les orangers du jardin des Tuileries. Il sert ensuite à des usages très divers (dépôt, dortoir militaire, salle d’examen) avant de devenir une annexe du musée du Luxembourg en 1921. L’architecte Camille Lefèvre, sur les plans de Claude Monet, réaménage le lieu pour y installer l’ensemble mural des Nymphéas, dans deux salles ovales, conçues sur mesure pour ces grandes toiles.



Les Nymphéas de l’Orangerie
Le cycle des Nymphéas se compose de huit immenses toiles, peintes par Claude Monet à la fin de sa vie. Elles s’inspirent de son jardin d’eau, créé à Giverny. Monet offre ces panneaux à l’État français en 1922, à condition qu’ils soient installés selon sa propre conception. Deux salles ovales sont conçues sur mesure, dans l’Orangerie, avec une lumière naturelle zénithale. L’inauguration a lieu en 1927, un an après la mort de l’artiste.
Ces toiles offrent environ 200 m² de peinture, sur près de 100 mètres linéaires, pensés pour envelopper totalement le visiteur. La configuration de l’ensemble offre une expérience immersive assez unique pour l’époque et encore aujourd’hui.











Collection Walter-Guillaume
Au sous-sol, la collection Walter-Guillaume rassemble des chefs-d’œuvre de l’art moderne, avec notamment cinq grands tableaux de Cézanne, quatorze toiles de Renoir, cinq Matisse, douze Picasso, sept œuvres d’Henri Rousseau, ainsi que des pièces de Modigliani, Derain, Soutine, Laurencin et Utrillo.
Cette collection est principalement constituée par Paul Guillaume, marchand d’art français passionné, entre 1914 et sa mort en 1934. Cette collection extraordinaire comprend plusieurs centaines de peintures, de l’impressionnisme à l’art moderne, alliée à des pièces d’art africain. Sa veuve Domenica, remariée à l’architecte Jean Walter, transforme et réduit la collection. Elle fait également de nouvelles acquisitions, dans un style plus classique et impressionniste. En 1959, elle lègue la collection à l’État français à condition qu’elle soit exposée au musée de l’Orangerie. A son décès, en 1977, la collection intègre définitivement l’Orangerie, où elle est présentée depuis 1984.
Sélection d’oeuvres
























Exposition temporaire : Henri Rousseau, l’ambition de la peinture
Lors de notre visite, le musée de l’Orangerie propose l’une des expositions marquantes de son année 2026 : « Henri Rousseau, l’ambition de la peinture ». Le parcours présente une cinquantaine d’œuvres majeures, retraçant l’ensemble de la trajectoire du peintre, avec ses scènes parisiennes, ses portraits-paysages, jusqu’à ses célèbres jungles imaginaires peuplées d’animaux exotiques. Parmi les pièces phares figuraient La Bohémienne endormie, chef-d’œuvre venu du Museum of Modern Art de New York.
Né à Laval, Henri Rousseau (1844-1910) s’installe à Paris où il entre, en 1871, à l’octroi, administration chargée de percevoir les taxes sur les marchandises entrant dans la capitale. C’est ce poste modeste qui lui vaudra son surnom affectueux de « Douanier ». Peintre autodidacte, il commence à exposer dès 1886 au Salon des Indépendants.

















