Notre visite du musée d’Orsay, le 18 juin 2026, s’inscrit dans notre année découverte de l’univers de Claude Monet. Le musée possédant la plus grande collection mondiale de peinture impressionniste, s’avère donc incontournable dans notre cycle de visites. Notre journée d’immersion comprend également la vite du musée de l’Orangerie, qui lui est associé.
Le nombre d’œuvres présentées, en exposition permanente ou temporaire est impressionnant. Il comprend notamment des chef d’œuvre incontournables de grands artistes, comme Monet, Van Gogh, Renoir et bien d’autres. Je vous propose un petit tour d’horizon de notre visite, avec de nombreuses photos.
Une gare transformée en musée
Le musée d’Orsay est installé dans un cadre assez singulier puisqu’il s’agit d’une ancienne gare, construite pour l’Exposition universelle de 1900. Elle accueillait les trains à vapeur de la ligne Paris-Orléans, en plein cœur de Paris, face au Louvre sur l’autre rive de la Seine. La structure métallique est entièrement habillée de pierre pour s’intégrer au quartier chic environnant. Le hall est couvert d’une immense verrière en berceau, qui l’inonde de lumière naturelle.
Vite dépassée par l’évolution du chemin de fer, la gare, avec ses quais trop courts, la gare ne peut plus accueillir les trains modernes, plus longs, à partir des années 1930. Le bâtiment est alors désaffecté et connait diverses fonctions, comme centre d’expédition de colis, décor de cinéma, salle des ventes. Menacé de démolition dans les années 1970, il est finalement sauvé et transformé en musée, sur décision du président Valéry Giscard d’Estaing. Le projet est confié notamment à l’architecte Gae Aulenti pour l’aménagement intérieur. Le musée ouvre ainsi ses portes en 1986.
L’immense nef centrale, avec sa voûte vitrée et son horloge monumentale, constituent l’un des éléments les plus spectaculaires de l’édifice.
Le Musée d’Orsay, depuis la rive droite de la SeineLa grande nef, depuis l’entrée l’entrée ouest, qui accueille de nombreuses sculpturesL’entrée Ouest de la nef, surmontée de son tympan vitré et sa grande horlogeLa grande horloge dorée de la nef, d’un diamètre de 4.5 m en staff doré richement ouvragéeSalle 59, au Niveau 2Salle 59, au Niveau 2Point de vue sur la Nef, depuis le dernier niveau du Musée Vue sur le jardin des Tuileries, depuis une baie du muséeDans la salle de l’horloge, grande horloge en verre, avec vue sur le jardin des Tuileries et la rive droite de la Seine
Les collections
Le musée d’Orsay couvre la période allant environ de 1848 à 1914, faisant le lien entre le Louvre (art ancien) et le Centre Pompidou (art moderne et contemporain). Le musée possède la plus grande collection mondiale de peintures impressionnistes (plus de 480 toiles) et post-impressionnistes (plus de 600 toiles), ainsi que des ensembles importants d’autres courants (école de Barbizon, réalisme, naturalisme, orientalisme, art académique). Au total, la collection compte plus de 5 150 peintures. Ses collections sont particulièrement riches.
L’impressionnisme et le post-impressionnisme sont les grandes stars du musée, avec des œuvres de Monet, Renoir, Degas, Manet, Cézanne, Van Gogh, Gauguin ou encore Seurat. On y trouve des toiles emblématiques comme Le Déjeuner sur l’herbe et Olympia de Manet, Bal du moulin de la Galette de Renoir, ou plusieurs séries de Monet. Ce sont ces courants qui nous conduisent à cette visite et suscitent principalement notre curiosité.
Les collections présentent aussi un vaste panel de peinture académique et sur le réalisme du XIXe siècle, avec des artistes comme Courbet ou Millet, ainsi que de sculpture, notamment des œuvres de Rodin et Camille Claudel.
Les collections couvrent aussi des domaines variés comme les arts décoratifs et l’art nouveau, avec du mobilier et de nombreux objets signés. Elles ouvrent également la photographie, discipline naissante à cette époque, et l’architecture, à travers maquettes et documents illustrant les grands chantiers du XIXe siècle.
Claude Monet, fondateur et le chef de file de l’impressionnisme
Le musée d’Orsay conserve 87 peintures de Monet, ce qui en fait la plus importante collection après le musée Marmottan Monet. Elle offre un parcours complet à travers toute sa carrière, des premiers paysages aux Nymphéas.
Le Déjeuner sur l’herbe (1865-1866), une grande toile inachevée, dont deux fragments (panneaux central et gauche) sont conservés au musée d’Orsay ;
5 tableaux de la série des Cathédrales de Rouen, où Monet peint la façade sous différentes lumières ;
Le Jardin de l’artiste à Giverny (1900), et d’autres scènes de son fief normand ;
La Gare Saint-Lazare et d’autres scènes ferroviaires ;
Des marines et scènes portuaires normandes, ainsi que des paysages de bord de mer ;
Des toiles de la série du brouillard londonien sur la Tamise.
Parmi ses œuvres phares :
Le Déjeuner sur l’herbe – entre 1865 et 1866La Cathédrale de Rouen, le portail et la Tour d’Albane, soleil du matin, dit aussi Harmonie blanche – 1892-1893La Cathédrale de Rouen, le portail, soleil matinal, dit aussi Harmonie bleue – 1892-1893Le Jardin de l’artiste à Giverny – 1900Londres, le Parlement. Trouée de Soleil dans le brouillard – 1904Nymphéas bleus – 1916-1919Meules, fin de l’été – 1891Coquelicots, dit aussi La Promenade – 1873En norvégienne, dit aussi La Barque à Giverny – vers 1897Grosse mer à Etretat – vers 1868 et 1869Etretat : la plage et la porte d’Amont – 1883, huile sur toileLe Pont de chemin de fer à Argenteuil – entre 1873 et 1974
Cathédrale de Rouen, Le portail et la tour Albane, plein soleil, dit aussi Harmonie bleue et or – 1892-1893La Cathédrale de Rouen, le portail, temps gris, dit aussi Harmonie grise – 1892-1893La Cathédrale de Rouen, le portail vu de face, dit aussi Harmonie brune – 1892-1893Sur la falaise à Dieppe – 1897Effet de vent, série des peupliers – 1891Bras de Seine près de Giverny – 1897Le Pavé de Chailly – vers 1865Lilas, temps gris, dit aussi Le Repos sous les lilas – entre 1872 et 1973Carrières-Saint-Denis – 1872Zaandam, dit aussi Canal en Hollande – 1871, huile sur toileLes Dindons, décoration non terminée – 1876, huile sur toileLe Bassin d’Argenteuil – vers 1872Essai de figure en plein air, vers la gauche – 1886Le Pont d’Argenteuil, dit aussi Le pont d’Argenteuil et les barques – 1874, huile sur toileLes Villas à Bordighera – 1884, huile sur toileVétheuil, soleil couchant – vers 1900, huile sur toileLe Mont Kolsaas en Norvège – 1895
Pierre-Auguste Renoir
Le musée possède une collection importante de Renoir, avec environ 80 peintures, dont certaines déposées en province ou à l’étranger. Lors de notre visite, deux expositions temporaires dédiées au peintre étaient en cours : « Renoir et l’amour. La modernité heureuse (1865-1885) » et « Renoir dessinateur ». Parmi les œuvres phare :
Bal du moulin de la Galette – 1876Le Déjeuner des canotiers – 1880-1881La Balançoire – 1876Danse à Bougival – 1883Les baigneuses – 1918-1919, huile sur toileLa fin du déjeuner – 1879Portrait de l’artiste par lui-même – vers 1879Jeune femme au chapeau noir – vers 1880-1885Elisabeth Maître – 1879Jeune femme penchée au balcon ou La loge – 1879Claude Monet – 1873Paul Cézanne – 1880Les Canotiers à Chatou – 1879La Yole – 1875
Etude pour Baigneuses, Essai de peinture décorative – vers 1886-188Richard Wagner – 1882Maternité – 1885Femme à la vache – 1886Arbres au bord d’un lac – vers 1890-1895, aquarelle sur papierPaysage, effet d’automne – vers 1885-1886, aquarelle sur papierEdmond Renoir tenant une orange – vers 1888, aquarelle sur papierPaul Cézanne – vers 1902, lithographie Buste d’enfant portant un chapeau – vers 1900, pastel sur papierFemme assise appuyée sur le coude – vers 1915-1917, crayon noir sur papierJean dans les bras de Gabrielle – vers 1895-1896Gabrielle et Jean – vers 1895-1896Jeune femme assise – 1909Auguste Rodin – 1914Femme nue s’essuyant les pieds – 1890Nu assis – 1891Nu couché, vu de dos – vers 1916-1917Autoportrait – vers 1875La Grenouillère – 1869La Promenade – 1870Vue de Bougival – 1873Femme à l’ombrelle dans un jardin – 1875Chemins montant dans les hautes herbes – vers 1875Femme à l’ombrelle et enfant dans un paysage ensoleillé – vers 1874-1875Le Pont des Arts, Paris – 1867-1868Les Grands Boulevards – 1875Au théâtre (La Première Sortie) – 1876-1877Bouquet dans une loge – vers 1880Au coin de la cheminée (La Conversation : Rivière et Margot) – 1875La Seine à Chatou – 1881Croquis de têtes (Les Enfants Bérard) – 1881Les Filles de Paul Durand-Ruel, Marie-Thérèse et Jeanne – 1882Colonna Romano – vers 1913, huile sur toileMarine, Guernesey – 1883, huile sur toileMadame Alphonse Daudet – 1876, huile sur toileVénus Victrix – entre 1914 et 1916 statue en plâtre patiné gomme-laqué
Camille Pissarro
Le musée conserve une quarantaine de peintures de Camille Pissarro, une collection constituée essentiellement grâce à des donations, à commencer par celle de son ami et mécène Gustave Caillebotte. D’autres donateurs ont enrichi cet ensemble au fil du temps. La collection permet de retracer l’évolution de Pissarro depuis ses débuts, marqués par l’influence de Corot et des réalistes, jusqu’aux paysages de la toute fin de sa vie (1903), en passant par l’épanouissement de sa période impressionniste puis ses expérimentations néo-impressionnistes.
Le Chalet, dit aussi La Maison rose – 1870, huile sur toilePaysage à Eragny – 1870, huile sur toileLa Seine à Port-Marly, le lavoir – 1872, huile sur toileRoute d’Ennery – entre 1874, huile sur toileCoin de jardin à L’Hermitage – 1877, huile sur toilePaysage au Valhermeil, Auvers-sur-Oise, dit aussi Paysage de Chaponval – 1880, huile sur toileLa sieste aux champs – 1893, gouache sur soieLa Seine et le Louvre – 1903, huile sur toile
Vincent Van Gogh
Vincent van Gogh appartient au mouvement du post-impressionnisme et influence l’expressionisme et le fauvisme. Avec une vingtaine de toile, le musée comprend l’une des plus importantes collections de l’œuvre de Van Gogh au monde, dont des œuvres emblématiques :
La Chambre de Van Gogh à Arles – 1889L’Eglise d’ Auvers-sur-Oise, vue du chevet – 1890La nuit étoilée – 1888Le Docteur Paul Gachet – 1890Portrait de l’artiste – 1889La Méridienne, dit aussi La Sieste – 1889-1890
Fritillaire, couronne impériale dans un vase en cuivre – 1887Portrait de l’artiste – 1887L’Italienne – 1887Chaume de Cordeville à Auvers-sur-Oise – 1890Mademoiselle Gachet dans son jardin, à Auvers-sur-Oise – 1890Hôpital Saint-Paul à Saint-Rémy-de-Provence – 1889, huile sur toile
Paul Cézanne
Cézanne est reconnu comme l’un des plus grands peintres de l’art moderne, situé à la croisée de l’impressionnisme et des courants picturaux du XXe siècle. Il participe à la première exposition impressionniste en 1874, aux côtés de Pissarro, avant de s’éloigner du mouvement trois ans plus tard pour suivre un cheminement personnel.
Nature morte à la soupière – vers 1877, huile sur toileNature morte au tiroir ouvert – 1877-1879, huile sur toileLa Montagne Sainte-Victoire – Paul Cézanne ? vers 1885-1887 ? huile sur toileNature morte à la Bouilloire – 1867-1869, huile sur toileLa Maison du pendu, Auvers-sur-Oise – 1873, huile sur toile
Paul Gauguin
Les œuvres présentées permettent de suivre Gauguin de ses débuts bretons, marqués par la quête d’un art « primitif », jusqu’à ses années polynésiennes. Lors de cette période polynésiennes, il développe pleinement son univers exotique et symbolique, en rupture avec l’impressionnisme dont il était pourtant issu à l’origine.
Le Cheval blanc – 1898, huile sur toileLa Belle Angèle – 1889, huile sur toile Portrait de l’artiste au Christ jaune – entre 1890 et 1891, huile sur toileAutoportrait au chapeau (recto Portrait de William Molard (verso) – hiver 1893-1894, huile sur toileVairumati, dit aussi Vairumati Tei Aa (Vairumati elle se nommait) – 1897, huile sur toileFemmes de Tahiti, dit aussi Sur la plage – 1891, huile sur toile
Les Lavandières à Pont-Aven, dit aussi Lavandières au moulin Simonou – 1886, huile sur toileNature morte au chapeau rouge – 1886, huile sur toileNature morte à l’éventail – 1889, huile sur toileLes Meules jaunes, dit aussi La Moisson blonde – 1889, huile sur toileAu-dessus du gouffre, dit aussi Marine avec vache – 1888, huile sur toileEt l’or de leur corps – 1901, huile sur toileSoyez mystérieuses – 1890, bois de tilleul partiellement polychrome, trace de crayon de couleur sombreLa Seine au pont d’Iéna. Temps de neige – 1875, huile sur toileLa Fenaison en Bretagne – 1888, huile sur toile
Edgar Degas
Le Musée d’Orsay abrite l’une des plus riches collections d’œuvres d’Edgar Degas au monde, comprenant des peintures majeures sur la vie parisienne et le monde de la danse, ainsi que ses célèbres sculptures.
Répétition d’un ballet sur la scène – Edgar Degas, 1874, huile sur toileLe Souper au bal (d’après Menzel) – Edgar Degas, vers 1879, huile sur toilePortrait de l’artiste, dit aussi Degas au porte fusain – Edgar Degas, 1855, huile sur papier marouflé sur toileSémiramis construisant Babylone – Edgar Degas, 1861, huile sur toilePortrait de famille, dit aussi La famille Bellelli – Edgar Degas, entre 1858 et 1869, huile sur toile
Manet
Considéré comme le pionnier de la peinture moderne, Manet est à la charnière entre le réalisme et l’impressionnisme naissant, dont il a inspiré et côtoyé les figures (Degas, Monet) sans jamais officiellement rejoindre le groupe.
Le Balcon – Edouard Manet, entre 1868 et 1869, huile sur toile (Musée d’Orsay, Paris, juin 2026)Nature morte : fruits sur une table – Edouard Manet, 1864, huile sur toileNature morte : le quarter de viande – Edouard Manet, 1864, huile sur toile
Pierre Bonnard
Pierre Bonnard est un peintre inclassable qui fut l’un des fondateurs du mouvement des Nabis à la fin du XIXe siècle, avant de s’en détacher pour développer un style personnel rattaché au postimpressionnisme
La Femme au chat, dit aussi Le Chat exigeant – Pierre Bonnard, vers 1912, huile sur toileLa Toilette, dit aussi Toilette rose – 1914, huile sur toilePaysage à la maison violette -vers 1929, huile sur toileTête de femme à contre-jour -1906, huile sur toileL’enfant à la brouette – vers 1912, huile sur cartonCrépuscule, dit aussi La Partie de croquet – 1892, huile sur toile
L’Après-midi bourgeoise, dit aussi La Famille Terrasse – 1900, huile sur toileEtude pour le printemps – 1912, huile sur toileCouchant, bord de rivière – vers 1917, huile sur toileEtudes de nus – 1910, huile sur toileChevaux et filles au bois, dit aussi La Place Clichy – vers 1894-1895, huile sur toileL’Homme et la femme – 1900, huile sur toileL’Indolente, dit aussi Femme assoupie sur un lit – 1899, huile sur toileNu bleu – entre 1899 et 1900, huile sur bois
Odilon Redon
Peintre symboliste bordelais (1840-1916), Redon a d’abord bâti un univers étrange fait de sujets d’imagination monochromes, avant de s’ouvrir résolument à la couleur à partir des années 1890. Le musée d’Orsay conserve l’un des fonds les plus importants au monde consacrés à Redon, notamment en pastel.
Frise de fleurs, marguerites roses et Frise de Fleurs et baies – 1901, huiles, détrempage, fusain et pastel sur toileArbre sur fond jaune (gauche et centre) et La Branche fleurie jaune (droite) – 1901, huile, détrempage, fusain et pastel sur toileLes Yeux clos – 1890, huile sur toile marouflée sur cartonEve – 1904, huile sur toileLe Chemin à Peyrelebade -entre 1840 et 1916, huile sur papierFuite en Egypte – entre 1840 et 1916, huile sur toile
Henri de Toulouse-Lautrec
Le musée conserve une vingtaine de peintures et plus de 70 dessins de Toulouse-Lautrec dans ses collections. Ce fond notable est complété par un important corpus de lithographies et d’affiches conservé au département des arts graphiques.
Toulouse-Lautrec témoigne aux travers de nombreuses oeuvres, sans jugement moral ni complaisance, des « paradis nocturnes » du Paris de la Belle Époque. Il joue également un rôle clé dans l’histoire de l’affiche, en y intégrant sa peinture. Lautrec invente un style graphique personnel qui marque profondément l’illustration et les arts appliqués liés à l’Art nouveau.
La Danse au Moulin-Rouge, Décors pour la baraque de la Goulue à la Foire du Trône à Paris – 1895, huile sur toileLa Danse mauresque, Décors pour la baraque de la Goulue à la Foire du Trône à Paris – 1895, huile sur toileFemme de profil, dit aussi Madame Lucy – 1896, huile sur toileRousse, dit aussi La Toilette – 1889, huile sur cartonClownesse Cha-U-Kao – 1889, huile sur toileLe Lit – vers 1892, huile sur carton marouflé sur bois parqueté
Plus de peinture
Autres artistes des mouvements de l’impressionnisme ou du post impressionnisme
Le repos au bord du ruisseau, lisière de bois – Alfred Sisley, 1878, huile sur toileBrouillard du matin – Alfred Sisley, 1874, huile sur toileLes Soleils, jardin du Petit Gennevilliers – Gustave Caillebotte, vers 1885, huile sur toileVenise, Quai des esclavons – Eugène Boudin, vers 1895, huile sur toileCueillette – Anna Boch, 1890, huile sur toileLe Château des Papes – Paul Signac, 1900, huile sur toileLes Andelys, dit aussi La Berge – Paul Signac, 1886, huile sur toileLa femme à l’ombrelle – Aristide Maillol, vers 1895, huile sur toile
Quelques peintures des courants académique et réalistes du XIXe siècle
Naissance de Vénus – Alexandre Cabanel, 1863, huile sur toile (Musée d’Orsay, Paris, juin 2026)Romains de la décadence, dit aussi L’Orgie romaine – Thomas Couture, 1847, huile sur toileRécéption du Grand Condé par Louis XIV (versaille, 1674) – Jean-Léon Gérôme, 1878, huile sur toileJeunes Grecs faisant battre des coqs, dit aussi Un combat de coqs – Jean-Léon Gérôme, 1847, huile sur toileEnfant avec un masque – Jean-Léon Gérôme, entre 1840 et 1856, huile sur toileLes Amateurs de peinture – Ernest Meissonier, 1860, huile sur toileAntibes, La promenade à cheval – Ernest Meissonier, 1868, huile sur toileCaïn – Fernand Cormon, 1880, huile sur toileCampagne de France, 1814 – Ernest Meissonier, 1864, huile sur boisLa Jeune République – Alfred Roll, 1908, huile sur toileLe Cimetière de Saint-Privat, 18 août 1870 – Alphonse de Neuville, 1881, huile sur toileLe Bain, dit aussi La Femme au bain ou La Baignoire – Alfred Stevens, entre 1873 et 1874, huile sur toileBranche de pommier en fleurs, dit aussi Fleurs de Cerisier – Gustave Courbet, 1872, huile sur toileLa Vache blanche – Julien Dupré, 1880, huile sur toileRetour de la pêche ; halage de la barque – Joaquin Sorolla, 1889, huile sur toile
James Tissot
Rencontre de Faust et de Marguerite – James Tissot, 1860, huile sur toilePortrait du marquis et de la marquise de Miramon et leurs enfants – James Tissot, 1865, huile sur toileLa Réveuse, dit Aussi Soirée d’été – James Tissot, vers 1876, huile sur toile
Eugène Delacroix,
Chevaux arabes se battant dans une écurie -1860, huile sur toileChasse aux lions (esquisse) – Eugène Delacroix, 1854, huile sur toile
Autres peintures
Trouville, bateau de pêche échoués dans le chenal, dit aussi Barques à voiles échouées, Trouville – Camille Corot, entre 1848 et 1875, huile sur papier marouflé sur toileL’Atelier de l’artiste – Camille Corot, vers 1865, huile sur toileSchneelandschaft (Paysage de neige), dit aussi Grooser Winter (Grand hiver) – Cuno Amiet, 1904, huile sur toileLes Courlis – Bruno Liljefors, 1913, huile sur toileVague VII – August Strindberg, entre 1900 et 1901, huile sur toileTemple à la Pensée, dédié à Beethoven – François Garas, vers 1900, huile sur toileRosy Kaganovitch – Cuno Amiet, 1932, huile sur toileEléphants d’Afrique – Charles-Emile de Tournemine, avant 1867, huile sur toileLe Sahara, dit aussi Le Désert – Gustave Guillaumet, 1867, huile sur toile
Sculpture
La sculpture occupe une place centrale du musée. Littéralement, elle est mise en scène dans la grande nef centrale de l’ancienne gare, sous la lumière naturelle et changeante de la grande verrière. Les collections présentent des œuvres remarquables, notamment, un ensemble d’œuvres de Rodin. Le musée conserve un panorama de la sculpture française de 1848 à 1914, du courant académique et officiel jusqu’aux ruptures plus modernes portées par Rodin ou Maillol. Ce pan des collections aussi riche que la peinture, mais se trouve éclipsé par la notoriété des impressionnistes.
Liberté – Frédéric-Auguste Bartholdi, 1889, statue sur piédestal en bronzeHéraklès archer, ou Héraklès tue les oiseaux du lac Stymphale – Antoine Bourdelle, 1909-1924, bronze doré, fonteLa Pétroleuse vaincue, dit aussi La Pétroleuse – Giacomo Vincenzo Ginotti, 1887, bronze (Musée d’Orsay, Paris, juin 2024)La Bachante – Albert-Ernest Carrier-Belleuse, 1863, marbre / Secret d’en haut – Hippolyte Moulin, 1875, marbre / Narcisse – Paul Dubois, 1867, marbreEve avant le péché – Eugène Delaplanche, 1891, marbreNapoléon 1er en empereur romain – Antoine-Louis Barye, 1863-1865, plâtreHomme du Soudan en costume algérien – Charles Cordier, 1856-1857, bronze et onyx sur piédouche en porphyre des VosgesArabe d’El Aghouat en burnous et Femme des Colonies – Charles Cordier, 1856 et 1861, bronze et onyx sur piédouche en porphyre des Vosges et onyx et bronze patiné et doré sur piédouche en marbre cervelas roseLe Désir – Aristide Maillol, 1907, Plomb, fonte Alexis RudierLes Quatre Parties du monde soutenant la sphère céleste – Jean-Baptiste Carpeaux, 1872, modèle en plâtre gomme-laquéLe Penseur – Auguste Rodin, vers 1881, plâtre patinéEternel Printemps – Auguste Rodin, 1884, bronzeMadame Morla Vicuña, épouse de l’ambassadeur du Chili à Paris – Auguste Rodin, 1887-1888, marbrePorte de l’Enfer – Auguste Rodin, entre 1880 et 1917, plâtreVénus Victrix – Pierre-Auguste Renoir, entre 1914 et 1916 statue en plâtre patiné gomme-laqué
Arts décoratifs et Art nouveau
Au fil de la visite, difficile de ne pas s’arrêter devant les salles consacrées aux arts décoratifs et à l’Art nouveau. On y découvre de très belles pièces, souvent moins connues du grand public que peintures et sculptures, qui constituent les principales œuvres présentées dans le musée.
C’est sans doute le mobilier qui nous impressionne le plus. Les salles réunissent des pièces signées Guimard, Majorelle, Gallé ou Vallin pour la scène française, aux côtés de créateurs venus de toute l’Europe et des États-Unis : Horta, Mackintosh, Van de Velde, Otto Wagner, Hoffmann ou encore Frank Lloyd Wright. Entre les meubles, on croise également de la verrerie et de la faïence de Gallé, des vitraux de Gruber, du grès de Carriès et Hoentschel, ou de l’orfèvrerie de Follot.
Cette halte n’est pas prévue au programme, mais elle vaut largement le détour.
Bureau et son fauteuil – Henri Van de Velde, 1898-1899, chêne bronze doré, cuivre et cuirSalle à manger- Victor Horta (avec Henri Pelseneer pour table et chaises), 1894 à 1905 selon élémentsLit « Nénuphars » – Louis Majorelle, entre 1905 et 1909, acajou, amourette, marqueterie de bois variés, bronzes dorés et ciselésCheminée de la salle du chevalier de l’idéal – Jean Dampt, entre 1900 et 1906, bas-relief en granit et marbreBoiserie de salle à manger – Alexandre Charpentier, entre 1900 et 1901, acajou, chêne, peuplier, bronze doré, grès émaillé
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