Maylandia staufferi

Maylandia staufferi (Konings, 2026)

Description de l’espèce

Description originale de l’espèce : Konings, A. F. (2026). Description of a New Species of Metriaclima (Teleostei: Cichlidae) from Lake Malawi, Africa. European Journal of Zoology, 4(2), 1-6.

L’espèce a été décrite comme Maylandia staufferi, par Konings, en 2026, à partir de 26 spécimens, collectés à Manda, en février 2005, par Stauffer, Kocher et Konings : l’holotype SAIAB 246370, un mâle adulte de 63,0 mm et 25 paratypes SAIAB 246367 de 49,7 à 73,7 mm.

Maylandia staufferi était préalablement connu sous les appellations suivantes :

  • Pseudotropheus sp. « Deep » (DeMason, 1992)
  • Pseudotropheus ‘Msobo’ (Spreinat, 1994)
  • Metriaclima (syn. de Maylandia) sp. « msobo » (Konings, 2001)

Il est synonyme de Metriaclima staufferi Konings, 2025.

Le nom d’espèce est donné en l’honneur de Jay R. Stauffer Jr., qui a décrit ou co-décrit plus de 85 espèces de cichlidés du lac, et compagnon de nombreuses expéditions partagées avec l’auteur.

L’espèce

Maylandia staufferi est un cichlidé de taille modeste et de silhouette trapue, atteignant 5 à 7,4 cm de longueur à l’âge adulte. Son corps est relativement haut, représentant environ 35 % de la longueur standard, avec un maximum de hauteur situé au niveau des premières épines de la nageoire dorsale. Le profil dorsal descend en pente douce vers la partie molle de la dorsale, tandis que le profil ventral reste légèrement convexe entre les nageoires pelviennes et anale. La tête présente un museau court et des mâchoires isognathes (de longueur égale). La mâchoire inférieure porte trois à quatre rangées de dents, les dents externes étant bicuspides et les dents internes tricuspides.

Maylandia staufferi présente un dimorphique sexuel bien marqué. Les femelles arborent une robe jaune à orangée, alors que les mâles présentent une robe noir et bleu clair. Chez le mâle, la partie inférieure est noir et les deux tiers supérieurs des flancs bleu clair, avec des motifs irréguliers de barres et de stries bleu foncé à noir. La moitié inférieure de la tête est noire, ornée de deux bandes interorbitaires bleu et la moitié supérieure est bleu clair, avec des marques sombres irrégulières. Chez certaines populations, les flancs sont presque entièrement noir, tandis que d’autres populations présentent 7 à 9 barres irrégulières. La nageoire dorsale est bleu clair avec une bande sous-marginale noire caractéristique. La nageoire anale est noire avec unliseré bleu clair et 2 à 5 ocelles jaunes.

Distribution et habitat

L’aire distribution de Maylandia staufferi est restreinte à la côte orientale du lac Malawi, en Tanzanie. Sa répartition s’étend du nord au sud sur plusieurs sites, entre Cap Kaiser, au nord, et Lundu, au Sud. Il est présent en petit nombre à Cap Kaiser, mais assez commun à Ngwazi et Manda et Lutara reef, Pombo rocks et Lundu. Il était autrefois autrefois abondant sur le récif de Magunga, avant d’y être quasiment éradiquée par la surpêche destinée au commerce aquariophile.

Maylandia staufferi fréquente l’habitat intermédiaires, à des profondeurs variant de 5 à 30 mètres. Les juvéniles et femelles non couveuses occupent principalement les zones peu profondes, alors que les mâles territoriaux occupent surtout la zone entre 10 et 30 mètres de profondeur.

Alimentation, comportement et reproduction

Maylandia staufferi se nourrit principalement en broutant l’aufwuchs, qui recouvre les roches, en se maintenant perpendiculairement à la roche. Il ouvre ses mâchoires presque à 180°, pour peigner les algues et en détacher les diatomées et les filaments les plus lâches à l’aide de ses dents bicuspides. Les juvéniles et les femelles non reproductrices ont tendance à se nourrir en petits groupes, tandis que les mâles territoriaux défendent activement leur zone d’alimentation et de reproduction.

Maintenance en aquarium

La maintenance d’un petit groupe de Maylandia staufferi nécessite un aquarium d’un volume minimum de 300 litres. Un volume plus important sera indispensable, en fonction du nombre d’espèces maintenues. L’agencement nécessite un empilement généreux de roches formant de nombreuses cachettes. Celles-ci sont indispensable pour permettre aux mâles d’établir des territoires et aux femelles de trouver refuge. Le fond sera recouvert de sable fin de couleur clair.

Une vigilance est à apporter sur la cohabitation. Les mâles sont territoriaux et peuvent se montrer agressifs, en particulier envers les autres mâles de couleur similaire. Il est conseillé de maintenir un seul mâle pour 3 à 4 femelles et veiller à une densité de population suffisante.

Le régime alimentaire doit rester majoritairement végétal/algal (spiruline, préparations pour herbivores, légumes blanchis), en évitant les apports excessifs en protéines animales qui peuvent provoquer des troubles digestifs (ballonnements).

Dans de bonnes conditions, la reproduction se déroule sans difficulté particulière. La femelle incube ses œufs pendant environ trois semaines avant de relâcher des alevins déjà bien formés.


Pour aller plus loin…

Bibliographie

  • Ad Konings – Les Cichlidés du Malawi dans leur milieu naturel – Cichlid Press – 4ème édition, p. 175 (Metriaclima sp. « Msobo »)
  • Ad Konings – Les Cichlidés du Malawi dans leur milieu naturel – Cichlid Press – 3ème édition, p. 162 (Metriaclima sp. « Msobo »)
  • Ad Konings – Les Cichlidés du Malawi dans leur milieu naturel – Cichlid Press – 2ème édition, p. 156 (Pseudotropheus sp. « Msobo »)
  • Ad Konings – Le guide Back to Nature des Cichlidés du Malawi – Cichlid Press – 2ème édition p. 154 (Metriaclima sp. « Msobo »)
  • Andreas Spreinat – Cichlidés du lac Malawi de Tanzanie – 1996 – p. 222 (Pseudotropheus « Msobo »)
  • P Rossello – Maylandia estherae, M. sp. « Msobo Magunga » et Pseudotropheus saulosi – RFC n°233, novembre 2003
  • Konings, Ad. 2026. « Description of a New Species of Metriaclima (Teleostei: Cichlidae) from Lake Malawi, Africa ». European Journal of Zoology. 4(2):1-6. DOI: 10.24018/ejzoo.2026.4.2.70528

Edition de l’article

14 décembre 2007 : Edition initiale sous Maylandia sp. « Msobo », avec peu de texte et photos
01/08/2026 : Reprise intégrale de la page, suite à al description de l’espèce et enrichissement du contenu.

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