C’est accompagné de nos amis allemands de Nundlingen que nous visitons le Musée des Beaux-Arts de Rouen, le samedi 4 avril 2026. Cette visite est un coup de cœur, qui va initier notre année spéciale Claude Monet. Gratuite, la visite du musée est incontournable, lors d’une visite de la ville, par la richesse de ses collections.
Le Musée des Beaux-Arts
Les premiers récolements en vue d’une collection publique remontent à 1790. Le Musée prend d’abord place dans l’église des Jésuites et ouvre au public dès 1799. Il s’installe ensuite dans le nouvel Hôtel de Ville où il est inauguré en 1809, avec un catalogue modeste de 244 peintures. L’enrichissement des collections est spectaculaire tout au long du XIXe siècle et atteint environ 600 tableaux. La construction d’un nouveau bâtiment s’impose alors.
L’édifice, un palais dû à l’architecte Louis Sauvageot, est construit en deux étapes, entre 1877 et 1888. Le bâtiment connaît ensuite une rénovation complète achevée en 1994. Cette restructuration a notamment permis de réaménager intégralement deux anciennes cours intérieures, couvertes de verrières pour étendre l’espace muséal, et la salle du jardin des sculptures, vaste et lumineuse. Le Musée est installé face au square Verdrel,
Façade du Musée des Beaux-ArtsAncienne cours intérieure, avec de verrièreEscalier Sud, oeuvre de Felice Varini, 2003L’escalier d’honneur, depuis le rez-de-chausséeL’escalier d’honneur, depuis le demi palierInter artes et naturam – Fresque de Pierre Puvis de Chavanne, 1890, ornant l’escalier d’honneurVue sur le Square Verdrel, depuis l’étage du MuséeGrande salle ornée de quatre des colonnes de l’ancien jubé de la Cathédrale, démontées en 1884Musée des Beaux-Arts et son esplanade
Une collection considérable, du XVe au XXe siècle
Le musée déploie ses collections sur une soixantaine de salles, couvrant la Renaissance, le baroque européen, le Grand Siècle français, le romantisme et l’impressionnisme.
Paysage avec l’enlèvement d’Europe – Hendrik Van Minderhout, vers 1690Salle 2.4, dédié à CaravageLa flagellation du Christ à la colonne – Le CaravageLe Christ arrêtant la peste à la demande de la Vierge, de saint Jean-Baptiste, de saint Jean et de saint Roch – VéronèseSaint Barnabé guérissant les malades – Paolo Caliari, vers 1566Hercule terrassant l’hydre de Lerne – Pierre Puget, 1660, en pierre de VernonSalle 2.10, dédiée à VélasquezDémocrite – Diego Vélasquez, vers 1627-1628, repris vers 1639-1640Bureau dit « Mazarin » et tableaux Le printemps et L’Eté – vers 1700, chêne, marqueterie de laiton et d’écaille de tortues et tableaux de Pierre-Antoine PatelEsquisses pour la coupole des invalides – Jean Jouvenet, début du XVIIIe siècleAutoportrait – Jean JouvenetMobilier et tableaux dans un petit salonMobilier et tableaux dans un petit salonPlutarque composant La Vie des homme illustres, dit Le songe de Plutarque – Jean-Honoré FragonardLa gardeuse d’oie – Jean-Honoré FragonardLes Blanchisseuses ou l’Etendage – Jean-Honoré Fragonard, seconde moitié du XVIIe siècleMaquette du projet de futur hôtel de ville de Rouen, porté par Mathieu Le CarpentierVoltaire assis – Jean-Antoine Houdon, 1791Pierre Corneille – Jean-Jacques Caffieri, après 1779Maquette du Panthéon – Georges-Paul Chedanne, début du XXe siècleBuste de François Adrien Boieldieu de Jean-Pierre Dantan, dit Dantan le Jeune, marbre et Harpes, de Francis Hewson, 2ème quart du 19e siècle et Pierre Erard, 1839, bois de citronnier stuqué, vernis et doréFlore – Masson, avant 1804Paul Alexandre devant un vitrage et Tête de femme de profil – Amédéo Modigliani, 1913 et 1906Jean-Baptiste Alexandre au crucifix – Amédéo ModiglianiHomme assis – Roger de la Fresnaye, 1913-1914La justice de Trajan – Eugène Delacroix, 1840
Une importante collection impressionniste
Rouen possède la deuxième plus importante collection impressionniste de France après Paris, avec des toiles de Monet (dont des vues de la cathédrale de Rouen), Pissarro, Sisley, Caillebotte et Renoir. Ces fonds exceptionnel sont dû à la donation de François Depeaux en 1909, industriel rouennais et grand ami des artistes.
Peuplier au bord de l’eau – Blanche Hoschédé-Monet (Belle-fille de Claude Monet), huile sur toileLa Seine à Port-Villez – Claude Monet, 1894, huile sur toileRoute, effet de neige, soleil couchant – Claude Monet, 1869, huile sur toileRue de Saint-Denis, fête du 30 juin 1878 – Claude Monet, 1878, huile sur toileCôtes du Pays de Galles – Alfred Sisley, 1897, huile sur toilePortail de la cathédrale de Rouen – Claude Monet, 1892, huile sur toileLady’s cove, Pays de Galle – Alfred Sisley, 1897, huile sur toileLa Seine à Sahurs, coup de vent – Alfred Sisley, 1894, huile sur toileBouquet de Chrysanthèmes – Pierre-Auguste Renoir, huile sur toileJardin des Thuileries, effet de neige – Camille Pissarro, 1900, huile sur toileLa Seine vue des hauteurs de Chantemesle – Claude Monet, 1881, huile sur toileLes coteaux près de Vétheuil – Claude Monet, 1881, huile sur toileLe village de Vétheuil – Claude Monet, 1881, huile sur toileVue générale de Rouen – Claude Monet, 1892Nature morte au faisan – Claude Monet, vers 1861, huile sur toileFemme au miroir – Pierre-Auguste Renoir, huile sur toileLe port de Rouen ou Les quai marchands de Rouen – Camille Corot, vers 1834, huile sur toile
Le Square Verdrel
Créé en 1862, le square Verdrel nait de la démolition et de la reconstruction du quartier de la Renelle, ancien quartier des tanneurs, qui était alors très insalubre. Sa création s’inscrit dans la transposition à Rouen de l’esprit haussmannien, en vogue à Paris.
Le jardin est baptisé Verdrel en 1926, en mémoire de Charles Verdrel, homme politique et maire de Rouen de 1858 à 1868. Mais les Rouennais continueront longtemps à l’appeler par son tout premier nom, le jardin Solférino.
De style anglais, ses allées serpentent au cœur de bosquets, jouant avec les accidents du terrain, et conduit jusqu’à une cascade artificielle, avec son plan d’eau. Il a été planté généreusement dès sa création et conserve aujourd’hui encore quelques-uns des plus beaux sujets du centre-ville de Rouen.
Le square Verdrel entretient un lien direct avec le musée des Beaux-Arts, qui lui fait face. Il en constitue en quelque sorte le « côté jardin », un prolongement végétal naturel à la visite du musée
Le Musée des Beaux-Arts, faisant face au jardin du Square VerdrelLe jardin avec ses arbres, et en arrière plan, le Musée des Beaux-ArtsLa cascade et son plan d’eauLa cascade et son plan d’eauBuste de Guy de Maupassant
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